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Les Anciens Combattants

Monument aux morts


Cérémonie du
8 mai 1945

Dépôts de gerbe au monuments aux morts le 8 mai 2017 à 11 h 45

Cérémonie du 11 novembre 2017

Malgré la pluie battante, de nombreux courtonnais etaient encore présents pour commémorer le 99eme anniversaire de l’armistice de la sale guerre de 14/18.
Après la cérémonie, nous avons proposé à nos voisins et amis de Cordebugle et Courtonne le 2 Églises également présents, ainsi qu’aux associations d’anciens combattants, de préparer ensemble une grande manifestation pour célébrer dans nos 3 communes le centenaire de la fin des hostilités en y associant le plus largement possible l’ensemble de la population.
Réaction favorable de tous qui commencent à ébaucher les contours de la commémoration du dimanche 11 novembre 2018.
Nous en reparlerons tout au long de cette année.

11-11-2017

11-11-2017

11-11-2017

11-11-2017

 

11 novembre 2017


Cérémonie du 11 novembre 2016

Du 21 février au 12 décembre 1916 se déroule la bataille de Verdun.
Le 11 novembre était l’occasion pour les Courtonnais de célébrer également le centenaire de cette bataille.
"Qui n’a pas fait Verdun n’a pas fait la guerre !"
L’exclamation est courante en 1916 parmi les soldats français.
Dans la mémoire collective, cette bataille a un statut exceptionnel : elle résume la Grande Guerre, elle en est le symbole et l’emblème.
Plus de 60 personnes ont participé à cette cérémonie (Courtonnais, élus, enfants de l’école).
Après le dépôt de la gerbe et la lecture par le Maire du message du Secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants, les participants se sont retrouvés à la salle des fêtes pour écouter un poème d’une infirmière présente sur le front en février 1916.

Le poème a été lu avec émotion par sa petite fille, Anne Mallen, habitante de Courtonne.

Voici l’histoire de cette infirmière et son poème :

"En février 1916, le régiment de mon grand-père Georges Marcou était en 2ème ligne, "en repos".
Ma grand-mère Germaine, infirmière dans un hôpital militaire à Paris, a obtenu avec quelques femmes l’autorisation exceptionnelle de rejoindre son mari pour quelques jours.
Germaine passa quelques jours avec Georges.
Puis le régiment est remonté au front, à Verdun. Sur le trajet du retour, à la gare de Mardeuil (Marne), Germaine écrivit un poème.
Mon grand-père reviendra, ils auront deux autres enfants dont l’une s’appellera tout naturellement Francine. Elle est toujours en vie.

Anne Mallen 11 novembre 2016


 
VERDUN

On a frappé ! ... Réveil, briquet... Des voix, dehors !
Rassemblement ! - "Je vais partir, mon petit, dors."
Et c’est, vite arraché, le baiser sous la plume.
La porte tape. Il fait plus froid, l’haleine fume.

Des pleurs ?... Non, plus tard. Il faut aller voir,
Vite le retrouver, dans le gris, dans le noir
Que crèvent les points d’or des torches électriques…
Neige, crachin, ciel blême. Le froid pique…

Avocourt

Le soldat, lourd sur le sol lourd, attend.
Le fourrier va et vient. Un relent se dégage
Encore, âcre, du " jus " bouillant .
On commence à voir les visages
De tout près : front barré, l’air sombre ;
Aucun d’eux ne le dit, tous savent où l’on va ...
Et les femmes aussi, qui s’étreignent dans l’ombre.
Des pleurs ? Non ; plus tard ; ils n’ont pas besoin de ça.

Où est-il ? Sous quel sac ? Elle cherche, l’œil vague.
"Ah !" Brusque, il a surgi du mur à son côté.
"Vous allez à Verdun ?" - "Mais non !" - "Si !" - "Quelle blague !
"Le pli du commandant n’est pas décacheté."
"Vous allez à Verdun." - "Tais-toi, petit... Je t’aime...
"Monte au tournant, là-haut, tu nous verras passer."
Et les femmes s’en vont, lentes, essayant même
Entre elles de sourire et de se consoler.

Tranchees

L’herbe glisse, la terre est grasse.
Le régiment, en-bas, s’ébranle et monte aussi ;
Le régiment avance et le régiment passe ;
Lui, longe le talus où son "p’tit" est assis.

On les entend encor qui marchent en cadence...
La route derrière eux est blanche de nouveau.
Et les femmes s’en vont, côte-à-côte, en silence.
Triste, le ciel miroite au ras des flaques d’eau.

Ruines

Le village est désert, les femmes sont livides,
Le canon de Verdun gronde au loin , sourdement.
La pauvre chambre est morne, ... et le grand lit est vide.
Elle y tombe en détresse et pleure éperdument .

Germaine Marcou-Chenu février 1916

 



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